Clément Noël et Paco Rassat représentent les derniers espoirs de médailles de l'équipe de France de ski alpin aux Jeux olympiques. Les deux slalomeurs, grands favoris pour l'or lors de l'épreuve programmée lundi, présentent des profils et des parcours radicalement différents, mais partagent la męme ambition : monter sur le podium olympique.
Clément Noël, 28 ans, aborde ces Jeux en champion olympique confirmé. Le skieur de Val d'Isère compte 15 victoires en Coupe du monde et 33 podiums. Il se classe au cinquième rang des slalomeurs les plus titrés de l'histoire, derrière Alberto Tomba (35), Marcel Hirscher (32), Henrik Kristoffersen (26) et Marc Girardelli (16). Il s'appręte à disputer ses troisièmes Jeux, après une quatrième place à Pyeongchang en 2018 et un titre olympique à défendre.
Paco Rassat, 27 ans, connaît une trajectoire bien différente. Le skieur des Aillons n'a décroché ses deux premières victoires en Coupe du monde que cet hiver, à Gurgl en novembre puis à Adelboden en janvier. Avant cette saison, son meilleur résultat en Coupe du monde ne dépassait pas la neuvième place. Rassat a rejoint le Pôle espoirs de Moûtiers, moins prestigieux que le Pôle France d'Albertville où Noël s'est formé dès 15 ans. Il a débuté en Coupe du monde en 2022 sans marquer le moindre point pendant deux ans.
Deux approches, un objectif
Kevin Page, responsable du groupe technique de l'équipe de France, souligne les différences entre les deux hommes. «La comparaison commence ici : il y en a un qui a gagné 15 fois, l'autre deux fois», a-t-il expliqué en janvier à Wengen. Le contraste s'étend au-delà des statistiques. «Paco va arriver aux Jeux en n'ayant jamais fait les Jeux. Clément, ce seront ses troisièmes, en ayant gagné une fois. Ce sera forcément deux approches différentes», poursuit-il.
Les styles techniques divergent également. «Clément a des grands leviers. Ça a toujours été sa force, il peut raccourcir les courbes, prendre des lignes différentes et faire moins de chemin. Il a vraiment fait évoluer la discipline là-dessus», analyse Page. Mesurant 1,91 mètre, Noël exploite son gabarit pour transformer la discipline. «Si Paco fait comme lui, il n'est pas efficace. Lui skie un peu plus en rondeur, de manière un peu plus fluide», précise le technicien.
Entre maturité et mentalité d'outsider
Noël aborde ces Jeux avec davantage de recul. «Je suis plus mature, j'ai plus de recul sur le ski de compétition», a-t-il confié la semaine dernière. Le champion olympique se montre lucide sur l'enjeu : «Forcément il y a de la pression : il faut savoir ętre présent au moment où ça compte. Ce ne sera pas facile mais je suis sûr d'avoir toutes les armes pour le faire.»
Rassat, malgré ses succès récents, cultive une approche différente. «Maintenant, je me sens plus légitime», reconnaît-il avant son entrée en lice, tout en refusant d'endosser le costume de favori. «Je me considère plus comme un outsider que comme un favori. Je n'ai pas envie de me mettre la pression sur des attentes peut-ętre trop importantes. Sinon, je vais passer à côté», explique-t-il. En novembre, lorsqu'il a pris provisoirement la tęte du classement du slalom, il avait confié son étonnement : «Je n'ai jamais porté le moindre dossard de leader de ma vie, męme en courses régionales (...) C'est dingue.»
Le slalom olympique compte une quinzaine de prétendants au podium. Le Français Steven Amiez figure également parmi les outsiders sérieux de l'épreuve.
Source : AFP. Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

















