La Cour des comptes européenne a rendu un verdict sans appel lundi : l'objectif d'un réseau de transport transeuropéen pour 2030 est « hors d'atteinte ». Dans un rapport accablant, l'institution dénonce les retards massifs et les dépassements budgétaires de huit grands projets d'infrastructure cofinancés par l'UE à hauteur de quinze milliards d'euros.
Les exemples sont frappants. La liaison ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin accuse dix-huit ans de retard et ne sera pas achevée avant 2033. Les coûts ont plus que doublé par rapport aux projections initiales. Le canal Seine-Nord Europe enregistre un retard de vingt-deux ans avec une mise en service désormais prévue pour 2032. Le budget a triplé depuis le lancement du projet.
Dix-sept ans de retard en moyenne
Les huit projets examinés - lignes ferroviaires, voie navigable, autoroute et connexions multimodales - présentent un retard moyen de dix-sept ans. Ces infrastructures devaient relier les réseaux de transport de treize États membres, des pays baltes à la Roumanie en passant par la Belgique, l'Allemagne, l'Espagne, la France et l'Italie.
« Il y a beaucoup d'ambition, plein de bonnes intentions », a reconnu Annemie Turtelboom de la Cour des comptes lors d'une conférence de presse lundi. Mais la mise en œuvre se heurte souvent à des difficultés au niveau des États membres.
Un enjeu économique et climatique
Ces projets sont pourtant considérés comme cruciaux pour l'économie européenne et les objectifs climatiques de l'Union. Le réseau transeuropéen doit faciliter le transport de marchandises et de passagers entre les pays membres.
La Roumanie fait figure d'exception. Toutes les sections de son autoroute A1 devraient ętre ouvertes avant 2030. Un point positif dans un tableau dominé par les « mégaprojets » en « dérapage budgétaire ».
Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).














